Texto-volant, parlons-en!

La distraction au volant est un grave problème sur la route, particulièrement au niveau du respect et de la sécurité. Elle nuit au sommeil des coéquipiers, met en péril les chargements et peut causer des collisions fatales. On parle de distraction lorsqu’on détourne sa concentration pour manger, penser à des problèmes, et par-dessus tout, pour texter. Les téléphones cellulaires demeurent la distraction première et la plus dangereuse.

Toutes les distractions peuvent rendre les conducteurs plus lents à réagir aux conditions de circulation et aux événements. Selon CAA, répondre à un texto prend en moyenne 33,6 secondes. Dans un secteur résidentiel, cela équivaut à dépasser 85 voitures stationnées ou une trentaine de résidences. Pour chaque période d’une seconde où le conducteur a les yeux rivés à son cellulaire, il franchit 14 mètres à 50 kmh. Et, une seule seconde suffit pour changer toute une vie, et plusieurs autres.

Des études démontrent que les conducteurs distraits par l’utilisation des téléphones cellulaires sont incapables d’estimer correctement les distances de freinage sécuritaires, d’anticiper les dangers et de choisir le moment adéquat pour entrer dans une voie routière. En tant que routier professionnel, il est crucial d’anticiper le comportement routier des véhicules qui nous entourent, ou des cyclistes et des piétons. Quand un conducteur est déconcentré, il diminue sa marge de manœuvre et il est porté à prendre des risques qu’il ne prendrait pas dans d’autres circonstances.

Ne serait-il pas préférable de mettre le cellulaire de côté pendant la conduite ou de fermer la sonnerie pour ne pas être tenté de répondre, si vous recevez des messages ? Selon un observateur du monde des nouvelles technologies, Denis Roy, les probabilités sont grandes que vous répondiez sur-le-champ aux textos que vous recevez. « Il y a une notion de continuité et d’omniprésence du cercle d’amis qui demande une réponse rapide. L’échange n’a de qualité que s’il y a cette instantanéité-là » explique-t-il.

Selon une étude de l’université du Texas, 16 000 automobilistes américains ont perdu la vie en l’espace de 7 ans, parce qu’ils textaient en conduisant. La dangerosité du geste n’empêche toutefois pas bien des conducteurs automobiles d’envoyer des textos. Une amende salée pourrait-elle les influencer?

« Dans certains états américains, l’amende peut s’élever jusqu’à 11 000$! » ajoute Paul.

La concentration est essentielle pour éviter de graves accidents. « Un changement social doit s’opérer de façon à ce que la société en vienne à juger inacceptable la pratique de texter au volant » dit CAA. Bien que les risques de collision sont augmentés de 50% en textant au volant, les statistiques ne suffisent pas à convaincre certains conducteurs d’y cesser les textos. Nous nous devons néanmoins de diffuser de l’information dans l’espoir de faire une différence par la conscientisation. Les textos au volant, parlons-en!

Et, n’oubliez pas que chez Trans-West, texter au volant = congédiement !

Sources : CAA, Radio-Canada, donttextdrive.com

Visitez  Official US Government Website for Distracted Driving

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